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Progrès Sociétés Mutuelle et assurances retraites

de géographie, sur les progrès des Sociétés diverses relevant du principedu self-help et de leurs rapports avec l'État.

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156 HISTOIRE GÉNÉRALE DE L'ASSURANCE EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER

de géographie, sur les progrès des Sociétés diverses relevant du principe
du self-help et de leurs rapports avec l'État.

Voyons donc le pensée de M. Sowerbutts sur l'ingérence de l'État
dans le fonctionnement de l'assurance :

« Tout le monde, dit M. Sowerbutts, reconnaît que les assurances en
« cas de maladie et de chômage ne peuvent être mieux administrées que
« par les Friendly Societies. C'est sur place et dans le cercle du voisinage
« que ces souffrances humaines doivent être traitées. Mais des philan-
« lliropes comme le chanoine Blackley voudraient forcer chaque citoyen
« à s'assurer ou, comme M. Charles Booth, que l'État accordât unepen-
« sionà tout citoyen. Un politicien habile, M. Chamberlain, s'est emparé
« de ces beaux plans et a saisi le Parlement d'une proposition par laquelle
« l'État accorderait des subventions assez larges pour les doubler et les
te tripler à tous les versements faits par les citoyens des deux sexes au
« Trésor pour s'assurer une pension de retraite dans leurs vieux jours,
ee M. Chamberlain a modifié bien des fois sa proposition. Il l'a formulée
et en dernier lieu dans un projet comprenant neuf sections correspondant
te aux différentes combinaisons d'assurance que les intéressés choisiraient.
« De son côté, le Registrar gênerai, désireux, comme tous les fonc-
« tionnaires, de voir accroître ses attributions, demande à ce que les
« sociétés de diverses sortes qui promettent des pensions de retraite soient
« astreintes : 1° à l'emploi de tables de mortalité approuvées par le gouver-
« nement ; 2° à ce que ce département de leurs opérations soit soumis à
« une inspection rigoureuse ; 3" enfin à ce que les fonds destinés à assu-
« rer une pension de retraite soient versés par ces sociétés au bureau de
« poste local pour être employés par le Trésor.

t< Pour en revenir à la question des assurances de retraites par l'Étal,
« les Friendly Societies font une vive opposition au projet de M. Cham-
« berlain ainsi qu'à celui du Registrar gênerai. Elles ont constitué un
« comité pour défendre leurs droits et repousser une ingérence de l'Etat
« dans leurs affaires qu'elles considèrent comme contraire aux intérêts
« bie*h entendu» des classes populaires ; car cette ingérence étoufferait
« l'esprit d'initiative et d'épargne chez le peuple anglais. Elles invoquent
tt avec raison les grandes réformes que les Affiliated Orders, Old Fél-
in lotos, Foresters et autres ont su accomplir dans leurs combinaisons
« d'assurance depuis vingt ans. »

Dans la dernière partie de son mémoire, M. Sowerbutts précise
l'état actuel des assurances ouvrières en Angleterre, puis il rend compte