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Les entreprises se sont engagées à cotiser la moitié des cotisations des complémentaires santés de l'ensemble de leurs salariés à partir de 2014 et cela devient obligatoire pour toutes les entreprises le premier janvier 2016. Le pourcentage de personnes qui ne seront pas assurées par une complémentaire santé ou une mutuelle en 2016 devrait tourner autour de 3 % c'est-à-dire presque personne. Aujourd'hui seuls 4 % de la population française ne sont pas couvert par une mutuelle ou une couverture maladie universelle offerte par l'État. Maintenant que nous entrons dans une phase ou la quasi-totalité de la population sera couverte par une mutuelle, et en plus, elle sera financée à hauteur de moitié par les entreprises du privés, les réformes de la sécurité sociale pourront enfin commencer. Actuellement, c'est plutôt la réforme des retraites qui se précise, évidemment il s'agit d'une nécessité pour le gouvernement qui se doit impérativement d'avancer sur ce dossier épineux mais dès que ce dossier sera terminé, la réforme de la sécurité sociale aura donc lieu. Les entreprises qui se sont engagées à financer 50 % de protection sociale des employés ne s'imaginent pas un seul instant combien cela leur coûtera en 2016. Les entreprises ou plutôt les syndicats des entreprises se sont fait berner par le gouvernement qui leur a échangé une couverture santé pour les employés évalués à près de 16 milliards d'euros par an contre de petits avantages pour les aider à licencier. Alors, si les entreprises sont perdantes, les salariés ne sont pas gagnants pour autant. Le pouvoir d'achat des salariés qui ne bénéficie pas aujourd'hui d'une mutuelle d'entreprise c'est-à-dire les salariés des petites entreprises ne gagneront pas forcément du pouvoir d'achat puisque la moitié de la somme qu'ils payeront pour la mutuelle représentera la même somme qu'ils payent aujourd'hui pour leurs mutuelles actuelles. L'explication est un peu compliquée mais cela reviendra au même d’ici 5 à 6 ans. En 2016, les employés auront à leur charge exclusive 50 % d'une mutuelle qui aura augmenté de 40 % c'est-à-dire qu'ils feront une économie de seulement 30 % du prix actuel une mutuelle. Il faudra donc attendre l'horizon 2020 puisque comme nous vous l'expliquions ci-dessus puisque mathématiquement les mutuelles augmentent deux fois plus vite que l'inflation et donc dans 6 ans, l’ensemble des effets sur le pouvoir d'achat des français seront anéanti. Attention, les calculs ci-dessus ne prennent absolument pas en compte les augmentations liées à l'âge et surtout une grosse réforme de l'assurance maladie.
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