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Dans certaines régions, il faut parfois faire plusieurs heures de route pour atteindre un hôpital. Dans un récent rapport communiqué par le biais de sondages, les déserts médicaux seraient responsables de près de 20 % de l'inaccessibilité des soins de certains patients pour consulter des médecins. Mais le pire est à venir, dans beaucoup de situations d'urgence, il faut attendre une heure pour atteindre un hôpital ce qui est profondément dramatique. Un accouchement sur l'autoroute a récemment mis en lumière les dangers de la fermeture de nombreux hôpitaux. La Mutualité française a plusieurs fois pris la parole pour dénoncer les déserts médicaux, mais pour faire des économies, le gouvernement ferme de nombreux centres médicaux et des hôpitaux de l'Assistance Publique. Une jeune femme qui était enceinte n'a pas eu le temps d'atteindre l'hôpital qui était à une heure de son domicile et elle a malheureusement dû accoucher sur l'autoroute. De nombreux journalistes étaient présents devant le domicile de la femme, mais avec une décence incroyable, elle n'a pas remis en cause le décès de son enfant en pointant du doigt les déserts médicaux de sa région. Il n'est pas facile de calculer le nombre de décès relatifs aux déserts médicaux sur l'ensemble de la France mais il est évident que de nombreux français renoncent aux soins car la distance de certains médecins par rapport aux domiciles des habitants touchés par les déserts médicaux peut rendre parfois inaccessible certaines spécialités de médecine et de nombreux soins. De plus, quand on sait qu'on doit prendre une demi-journée de congé car il faut se déplacer en voiture donc deux heures aller-retour plus patienter dans la salle d'attente qui est forcément bondée, de nombreux patient refuse désormais d'aller consulter. Il serait même nécessaire que certaines mutuelles ou même la sécurité sociale impose des centres de soins dans des déserts médicaux. Pourquoi ne pas instaurer des centres médicaux ou un gynécologue travaillerait du lundi au mardi puis se déplacerait dans un autre désert médical du mercredi aujourd'hui et ainsi de suite. Finalement c'est la sécurité sociale qui paie l'addition donc il faut aussi se rendre compte que les déficits engendrés par l'assurance publique vont automatiquement être reporté sur les comptes de la sécurité sociale. Pour lutter contre les déserts médicaux, seules de grandes mutuelles pourraient parvenir à trouver des solutions. La Mutualité française qui dispose du plus grand réseau de soins pourrait proposer des alternatives intéressantes. Mais si le gouvernement doit uniquement se reposer sur les mutuelles pour faire un travail qui relève de la santé publique, ce n'est pas une solution non plus. Car premièrement tout le monde ne dispose pas d'une mutuelle mais en plus il faut que cette mutuelle corresponde et travail avec le réseau de soins implantés dans la région. C'est peut-être justement une carte à jouer pour les mutuelles, effectivement si une mutuelle réussissait à développer un réseau mobile de médecins partenaires, il est certain qu'elle réussira à capter la quasi-totalité des habitants d'une région touché par un désert médical. Les mutuelles sont en première ligne et elles devraient jouer dans les années à venir un rôle encore plus important voire même indispensable mais dans ces conditions-là, taxer des mutuelles qui remplisse un travail de santé publique seraient donc inacceptables. |

