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Les frontaliers qui habitent en France mais qui se déplacent pour travailler en Suisse avait jusqu'alors le choix de choisir entre la sécurité sociale ou une assurance privée. Il s'agissait des contrats que l'on appelle dans le jargon de l'assurance, les contrats frontaliers. Au total 130 000 personnes habitent en France et vont travailler en Suisse. Pour la sécurité sociale, les jeunes qui sont en bonne santé préfèrent cotiser à une assurance privée parce que ça coûte moins cher mais dès que leur santé se dégrade ou en vieillissant, les personnes préfèrent choisir par la suite d'être couvert par la sécurité sociale. Ce choix sélectif coute une véritable fortune pour la caisse primaire d’assurance maladie et c'est un manque-à-gagner qui serait évalué à près de 400 millions d'euros par an. Évidemment pour les jeunes, cela coûte beaucoup moins cher d'être assuré par une couverture privée mais s'il y a des soucis de santé, il vaut mieux être couvert par la sécurité sociale. Il y avait donc une sorte d'arbitrage et la sécurité sociale était finalement largement perdante. Le problème c'est que les frontaliers c’étaient plutôt habitué à choisir sélectivement et évidemment faisais de belles économies en passant par le privé. Toutes les compagnies d'assurances proposaient une gamme spéciale, et tout cela devra s'arrêter en 2014, laissant les cabinets de courtage et autre assureurs totalement ruiné puisque leur portefeuille n'existera plus d'ici une vingtaine de mois. Cette situation n'était pas normale, ce sera donc terminé pour les frontaliers. Les frontaliers pourront quand même se consoler en se disant que la Suisse ne connaît pas le même taux de chômage que la France et que les salaires y sont bien plus élevés et puis si vous êtes frontaliers et que vous recherchez une mutuelle, vous aurez la chance de pouvoir bénéficier de nos services mais ce ne sera qu'à partir de 2014.
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