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Les statuts des réseaux de soins mutualistes ne sont pas très clairs et en tout cas, la loi actuelle ne leur est pas favorable. C'est un débat qui s’ouvre aujourd'hui et qui marquera un virage à 190° dans le domaine des couvertures de santé mais aussi de la médecine. Les médecins et les complémentaires santés se retrouvent piégées par les mutuelles, les mutuelles ont en effet investi énormément dans l'ouverture de nombreux centres de soins mutualistes qui étaient jusqu'alors un peu illégaux puisque théoriquement une mutuelle n'a pas le droit d'adapter ses remboursements en fonction du choix de praticiens de leurs adhérents. Dans la pratique, les centres de soins mutualistes sont une aubaine pour les adhérents et même pour les praticiens agréés puisque grâce au réseau de soins, il est désormais prouvé que les adhérents accès aux soins plus facilement lorsqu'ils ont le droit d'accéder un réseau de soins mutualistes. Bien entendu, les réseaux de soins mutualistes ont une utilité publique puisqu'ils apportent une valeur ajoutée importante pour les adhérents et d'ailleurs ce n'est pas la première fois que des professionnels de santé s’élèvent contre ces réseaux de soins. En 2011, de nombreux opticiens avaient attaqué en justice la mutuelle générale de l'éducation nationale pour lutter contre la variation des remboursements des paires de lunettes lorsqu'elles sont achetées en réseaux mutualistes ou chez un autre opticien. La position des médecins est largement compréhensible mais avec le niveau des dépassements d'honoraires qui sont appliqués et surtout avec les difficultés d'accès aux soins que rencontre la plupart des patients, que ce soit d'un point de vue financier à cause toujours des dépassements d'honoraires mais aussi à cause de la distance d'accès de certains médecins dans des régions de déserts médicaux, les soins mutualistes sont jugés maintenant comme le seul rempart pour les adhérents. De trop nombreux français ont des problèmes aujourd'hui pour se soigner, et en cette période de crise, le fait de ne pas avoir besoin d'avancer d’argent et que cela soit payer directement par la mutuelle (grace au tiers payant intégrale des centres mutualistes). Le projet de loi des deux députés socialistes marquera donc un tournant important sur l'évolution des mutuelles en France. D'autre part, les parts des marchés des mutuelles n'ont cessé d'augmenter mais pourraient aussi prendre des parts de marché importante dans l'optique. Il faut rappeler que la Mutualité française dispose de plus de 36 millions d'adhérents c'est-à-dire plus de la moitié de la population française. Les médecins libéraux se retrouvent donc piégés, et c'est un peu à cause d'eux et surtout de leurs tarifs.
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