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Depuis bien trop longtemps en déficit chronique, la caisse primaire d’assurance maladie n’a cessé d’être réformée depuis 15 à 20 ans. Les différentes réformes de la sécurité sociale n’ont pas permis d’arrêter le déficit. Elles ont plutôt permit de stabiliser puis, de baisser légèrement le déficit de la sécurité sociale. Mais le déficit reste très important. Sur 10 ans se sont près de 200 milliards de dettes que doit financer et refinancer chaque année l’État. La sécurité sociale est financée par les employeurs lorsqu’ils payent des charges patronales. Avec un taux de chômage très important, les recettes de la sécurité sociale sont amoindries est forcément le déficit augmentent. Il y a naturellement eu des réformes qui ont été positives, comme notamment, l’instauration de l’obligation des médicaments génériques, la baisse de certain remboursement, le déremboursement de certains médicaments et de certains soins. Mais il ne s’agit que de réformes en peau de chagrin qui ne suffisent pas à renflouer les caisses d’une sécurité sociale bien malade. Maintenant, chose importante, la sécurité sociale est notre dernier rempart face à l’exclusion des soins médicaux. Nous sommes le dernier pays au monde à consacrer autant d’argent dans nos finances publiques et dans notre système de soins. Mais la réforme des hôpitaux ainsi que les réformes visant la sécurité sociale n’ont faits que marginaliser davantage la classe moyenne. Les plus démunis bénéficient d’une complémentaire santé gratuite. Les personnes ayant un revenu important peuvent facilement se payer des soins médicaux contrairement à la classe moyenne. Ceux qui ont un revenu trop importants pour bénéficier mutuelle gratuite et donc, d’un accès aux soins illimités et, auront de plus en plus de mal à se payer une complémentaire santé. Les tarifs sont beaucoup trop chers, et surtout les remboursements laissent clairement à désirer surtout lorsqu’il s’agit de soins dentaires et de soin optique. Pour rappel, avec une mutuelle à 100 % du tarif de convention, les remboursements pour une prothèse dentaire dépassent à peine une centaine d’euros ce qui est très loin des devis pratiqués par l’ensemble des dentistes français. Une prothèse dentaire en Île-de-France coute en moyenne 600 €. Alors, ce n’est pas les 100 € qu’offre la sécurité sociale, plus une assurance-maladie qui vont inciter les français et les classes moyennes à être mutualisés ou équipés d’une complémentaire santé. La sécurité sociale reste donc le dernier rempart pour cette classe moyenne. Cependant, l’existence même de la sécurité sociale pour les quatre prochaines années est clairement menacée. Et c’est alors notre classe moyenne qui sera marginalisée et qui ne pourra plus accéder aux soins.
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